Elections du 25 mai 2014, nos candidats sont-ils laïques?

Laïcité: un peu, beaucoup, passionnément... pas du tout?

Comme en 2012, le R.A.P.P.E.L. mène son enquête sur la sensibilité laïque de nos candidats. Le R.A.P.P.E.L. respecte les choix politiques de chacun, sachez cependant qu’il vous est possible d’apporter vos suffrages à des candidats partageant les options du R.A.P.P.E.L. Vous trouverez ci-dessous le questionnaire en dix points que nous leur avons adressés.

Résultats ici

Questionnaire adressé aux candidats

Etes-vous d’accord ou non avec les propositions suivantes ?

Q1 : Le fait pour un agent public (employé communal, CPAS, hopitaux publics, enseignant…) de manifester ses convictions religieuses, philosophiques ou politiques, dans l’exercice de ses fonctions, constitue un manquement à ses obligations. Les assemblées politiques devraient quant à elles interdire à leurs mandataires d’aborder des signes d’appartenance religieuse, lesquels n’ont rien à faire dans une assemblée dévolue à la délibération politique.

Q2 : Les usagers des services publics ne peuvent exiger une adaptation du fonctionnement du service public ou d’un équipement publics à leurs convictions particulières, qu’elles soient d’origine religieuses ou ethniques. Ils ne peuvent récuser un agent public en invoquant des motifs analogues.

Q3 : La critique des religions ne peut être réprimée par la loi, car il s’agirait d’une restriction inacceptable à la liberté d’expression.

Q4 : À l’heure actuelle, le fédéral, les provinces et les communes ont l’obligation de financer, sous diverses formes, les cultes reconnus et la « laïcité organisée » Or, l’Etat n’a pas à financer les cultes en tant que tels -en ce compris la laïcité organisée- mais seulement les activités des organisations à caractère convictionnel qui ont une utilité sociale avérée.

Q5 : L’article 17 du Traité de Lisbonne prévoit depuis 2009 l’obligation d’un « dialogue ouvert, régulier et transparent » (sic !) de l’Union européenne avec les cultes et organisations philosophiques non confessionnelles.  Cette disposition est en soi une entorse inacceptable à la séparation des cultes et des pouvoirs publics. Il importe de se mobiliser au niveau européen pour que l'adoption de lois et règlements (portant notamment sur la santé, les droits reproductifs et la recherche scientifique) reste totalement indépendante des cultes, lobbys et dogmes religieux. Seuls les représentants élus ayant à rendre compte devant les électeurs, une obligation de consulter des lobbys est en soi anti-démocratique.

Q6 : L’école n’a pas à connaître l’appartenance religieuse ou philosophique des élèves ou de leurs parents, ni encore moins à les diviser sur cette base. Les cours de morale et de religion dans l’enseignement officiel devraient être remplacés par un seul cours rassemblant tous les élèves, où pourraient être abordées des questions touchant à la citoyenneté, au développement du jugement moral, à l’éducation affective et sexuelle, à la philosophie, au fait religieux, etc.

Q7 : Il n’est pas acceptable que le contenu des cours (théorie de l’évolution, éducation sexuelle, …) ou des éléments de l’organisation de la vie scolaire (mixité de certaines activités, menus alimentaires fournis par la collectivité,…) soient aménagés pour des motifs liés à la religion.

Q8 : La laïcité de l’Etat garantit à tous une égale liberté de conscience. De ce fait, elle protège chaque citoyen, croyant ou non, et devrait figurer dans la Constitution belge.

Q9 : La liberté de conscience doit être un droit absolu ne devant conduire à aucune forme de discrimination. Mais cette liberté n’équivaut pas à une liberté d’expression et d’action absolue motivée par des prescrits religieux. Autrement dit, la loi doit être la même pour tous et ne consacrer aucune exception religieuse.

Q10 : Les signes d’appartenance philosophique, politique ou religieuse devraient être interdits au sein des établissements scolaires (pour les élèves comme pour tous les membres du personnel).

Voter laïque : c’est possible !

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