Enseignement libre : le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière ?

Enseignement libre : le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière ?


La semaine dernière, une déclaration de Benoît Lutgen (CDH) a fait grand bruit, puisqu’il revendiquait un refinancement de l’enseignement libre afin que celui-ci soit traité à égalité avec l’officiel. Interrogé sur la pertinence des réseaux, Lutgen réaffirmait cependant son attachement à l’autonomie du réseau libre.

Or, si l’enseignement officiel est sans aucun doute celui de tous les enfants, indépendamment de leurs convictions ou de celles de leurs parents, l’enseignement libre est quant à lui ultra-majoritairement catholique et continue, dans ses textes fondamentaux, à prétendre « évangéliser en éduquant ».

Que l’enseignement libre tienne à son autonomie, cela se comprend. Mais l’autonomie a un prix. Le R.A.P.P.E.L. considère à ce propos que l’Etat n’a pas à financer un enseignement confessionnel, quel qu’il soit, dès lors que cet enseignement n’est pas celui de tous les enfants, mais celui d’un pilier confessionnel particulier. Il est temps que le réseau libre confessionnel choisisse entre le maintien de sa mission évangélisatrice et l’accueil de tous. Parce qu’ « un enfant égale un enfant ».

Qui plus est, en cette époque de "multiculturalisation" accélérée de la société, source de communautarismes et de replis identitaires, notamment confessionnels, les responsables politiques mais aussi les citoyens devraient se pencher sur la pertinence de maintenir des réseaux confessionnels et des cours de religion qui vont à l' encontre de la cohésion sociale et du mieux vivre ensemble. D'autant plus que le système actuel, une survivance regrettable d'un passé conflictuel, a largement fait la preuve de son inefficacité, eu égard notamment à son coût exorbitant.

Pour le R.A.P.P.E.L.

Philipp Bekaert

Dominique Celis

Chemsi Cheref-Khan

Elie Cogan

Gisèle De Meur

Nadia Geerts

Jamila Si M’Hammed

Georges Verzin

Willy Wolsztajn




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